Accueil - Défendre ses droits - Malfaçons CCMI ou architecte à Villefranche : réagir
Malfaçons CCMI ou architecte à Villefranche Sur Saône
📋 L’ESSENTIEL EN 60 SECONDES
- Malfaçon = défaut d’exécution non conforme aux règles de l’art ; à distinguer de la non-conformité (écart au contrat / plan) et du désordre (le dommage qui apparaît)
- Deux cadres de contrat à Villefranche : le CCMI (constructeur unique, loi du 19 décembre 1990) et la maîtrise d’œuvre avec architecte (entreprises séparées + architecte qui conçoit et suit le chantier)
- Le moment clé, c’est la réception : émettez toutes vos réserves par écrit sur le procès-verbal et retenez jusqu’à 5 % du prix jusqu’à leur levée
- Vos garanties : parfait achèvement (1 an, art. 1792-6), bon fonctionnement / biennale (2 ans), décennale (10 ans, art. 1792) + dommages-ouvrage qui préfinance
- Spécificité CCMI : une garantie de livraison à prix et délais convenus vous protège si le constructeur défaille — protection absente d’un montage en maîtrise d’œuvre
- Ne payez pas le solde tant que les réserves ne sont pas levées ; formalisez par mise en demeure LRAR et faites constater par un expert bâtiment indépendant
- Expertise AEB 360 : constat contradictoire, chiffrage, appui pour mobiliser les garanties — contact@aeb360.fr / 04 82 83 97 00
Vous avez fait construire ou rénover à Villefranche-sur-Saône, et le résultat n’est pas au rendez-vous : carrelage désaffleuré, fissures d’enduit, étanchéité douteuse, pièce non conforme au plan, finitions bâclées. Entre la déception et la crainte du conflit, une question domine : comment réagir sans se tromper, et faire respecter ses droits ?
La réponse dépend d’abord du cadre contractuel de votre chantier. À Villefranche et dans le Beaujolais, deux montages coexistent : le contrat de construction de maison individuelle (CCMI), très encadré par la loi, et la maîtrise d’œuvre avec architecte, plus souple mais aux responsabilités réparties. Les garanties, les interlocuteurs et les réflexes ne sont pas les mêmes.
Le cabinet AEB 360, expert en bâtiment 100 % indépendant dans le Rhône, intervient à Villefranche-sur-Saône et dans tout le Beaujolais pour constater les malfaçons, les chiffrer et vous aider à mobiliser les bonnes garanties. Dans ce guide, nous expliquons ce qu’est une malfaçon, les différences entre CCMI et maîtrise d’œuvre, vos garanties légales, et la marche à suivre — étape par étape — pour faire valoir vos droits.
1. Malfaçons de travaux : de quoi parle-t-on ?
Malfaçon, non-conformité, désordre : les distinctions utiles
Dans le langage courant, on parle de « malfaçons » pour tout ce qui ne va pas sur un chantier. Techniquement, il faut distinguer trois notions. La malfaçon est un défaut d’exécution : un ouvrage réalisé sans respecter les règles de l’art ou les normes (DTU). La non-conformité est un écart par rapport au contrat, au devis ou aux plans (une fenêtre déplacée, un matériau remplacé). Le désordre est le dommage qui en résulte ou qui apparaît dans le temps (fissure, infiltration, affaissement).
Cette distinction n’est pas théorique : elle détermine la garantie mobilisable et l’interlocuteur à mettre en cause. D’où l’intérêt d’un constat précis dès l’apparition du problème.
💡 CONSEIL D’EXPERT AEB 360
Émettez toutes vos réserves à la réception
La réception des travaux est l’acte juridique le plus important du chantier : c’est là que vous acceptez l’ouvrage. Passez chaque poste en revue et consignez par écrit, sur le procès-verbal, la moindre réserve — même mineure. Ce que vous ne réservez pas devient beaucoup plus difficile à contester ensuite (hors vices cachés et garanties légales). En CCMI sans assistance, vous disposez d’un délai de 8 jours après la réception pour compléter vos réserves : utilisez-le.
2. CCMI ou maîtrise d'œuvre avec architecte : deux cadres, deux logiques
Avant de savoir comment réagir, il faut identifier votre contrat. Les deux montages engagent des responsabilités et des garanties différentes.
Le CCMI, le cadre le plus protecteur
Le contrat de construction de maison individuelle (loi du 19 décembre 1990, articles L231-1 et suivants du Code de la construction) confie à un constructeur unique la réalisation de votre maison, à prix et délais convenus. Il impose des protections fortes : notice descriptive, prix ferme, échéancier réglementé, et surtout une garantie de livraison obligatoire qui garantit l’achèvement de la maison même si le constructeur fait défaut. À la réception, vous pouvez émettre des réserves et retenir jusqu’à 5 % du prix jusqu’à leur levée.
La maîtrise d'œuvre avec architecte
Dans ce montage, vous signez un contrat de maîtrise d’œuvre avec un architecte (ou un maître d’œuvre) qui conçoit le projet et, selon sa mission, dirige l’exécution des travaux (mission DET). Les travaux sont confiés à des entreprises séparées, chacune avec son marché et sa propre assurance. Ce cadre offre plus de liberté architecturale, mais il n’y a pas de garantie de livraison comme en CCMI : en cas de malfaçon, la responsabilité se répartit entre les entreprises et l’architecte selon les fautes de chacun — ce qui rend le constat technique indépendant d’autant plus décisif.
Les deux cadres protègent le maître d’ouvrage, mais différemment. Repères :
| Critère | CCMI | Maîtrise d’œuvre avec architecte |
|---|---|---|
| Interlocuteur | Un constructeur unique | Architecte + entreprises séparées |
| Cadre légal | Loi de 1990 (art. L231-1 CCH) | Contrat de MOE + marchés de travaux |
| Garantie de livraison | Oui, obligatoire | Non |
| Prix | Ferme et définitif (encadré) | Somme des marchés, révisable |
| En cas de malfaçon | Constructeur responsable de l’ensemble | Responsabilité répartie (entreprise / architecte) |
| Garanties légales | GPA, biennale, décennale, dommages-ouvrage | GPA, biennale, décennale, dommages-ouvrage |
3. Étude de cas : malfaçons après un CCMI près de Villefranche
Le contexte : un couple fait construire une maison neuve en CCMI dans un lotissement proche de Villefranche-sur-Saône.
Le problème signalé : à la remise des clés, plusieurs défauts sautent aux yeux — carrelage désaffleuré, fissures d’enduit en façade, une cloison qui ne correspond pas au plan. Le constructeur minimise et invite à « signer d’abord, on verra ensuite ».
Le diagnostic AEB 360 : accompagnement à la réception, inventaire méthodique des malfaçons et non-conformités, qualification de chacune (règle de l’art, DTU, écart au plan) et chiffrage des reprises, consignés dans un procès-verbal de réserves solide.
Le résultat : les réserves écrites et la retenue de 5 % ont donné au couple un levier concret ; la garantie de parfait achèvement a encadré la reprise dans l’année, sans que la famille ait à avancer les frais ni à signer à l’aveugle.
4. Vos garanties : parfait achèvement, biennale, décennale, dommages-ouvrage
Quelle garantie pour quel désordre ?
Quel que soit le contrat, la loi vous protège par un escalier de garanties. La garantie de parfait achèvement (article 1792-6, 1 an après réception) oblige l’entreprise à reprendre tous les désordres signalés à la réception ou apparus la première année. La garantie de bon fonctionnement (ou biennale, 2 ans) couvre les éléments d’équipement dissociables (volets, robinetterie, chauffe-eau). La garantie décennale (article 1792, 10 ans) couvre les dommages qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou le rendent impropre à sa destination. L’assurance dommages-ouvrage, obligatoire, préfinance les réparations relevant de la décennale sans attendre qu’un tribunal désigne un responsable.
À chaque garantie sa durée et son périmètre :
| Garantie | Durée | Ce qu’elle couvre |
|---|---|---|
| Parfait achèvement (art. 1792-6) | 1 an | Tous les désordres réservés ou apparus la 1re année |
| Bon fonctionnement / biennale | 2 ans | Équipements dissociables (volets, robinetterie…) |
| Décennale (art. 1792) | 10 ans | Atteinte à la solidité ou à la destination de l’ouvrage |
| Dommages-ouvrage | 10 ans (préfinancement) | Avance les réparations décennales sans recherche de responsable |
⚠️ POINT DE VIGILANCE
Ne réglez pas le solde tant que les réserves ne sont pas levées
Le paiement du solde est votre principal moyen de pression. Tant que des réserves émises à la réception ne sont pas levées, vous êtes en droit de consigner la retenue de garantie (jusqu’à 5 % du marché), selon les modalités prévues. Régler l’intégralité « pour ne pas envenimer » vous prive de ce levier et complique la reprise. Formalisez toujours par écrit (LRAR) et faites constater les désordres avant tout accord.
5. Étude de cas : litige de responsabilité sur un chantier d'architecte
Le contexte : une extension conçue par un architecte, avec plusieurs entreprises (gros œuvre, couverture, menuiserie), livrée depuis quelques mois.
Le problème signalé : des infiltrations apparaissent à la jonction entre l’existant et l’extension. Chaque intervenant renvoie la faute sur l’autre — l’entreprise de couverture, le maçon, ou un défaut de conception.
Le diagnostic AEB 360 : l’analyse technique (examen des points singuliers, chronologie du chantier, confrontation aux plans et aux DTU) permet de qualifier l’origine du désordre et de situer la ou les responsabilités, plutôt que de laisser le maître d’ouvrage arbitre d’un conflit qui le dépasse.
Le résultat : un constat indépendant et opposable a permis d’orienter la mise en cause vers les bons intervenants et leurs assureurs, et de sortir de l’impasse du « ce n’est pas moi ».
6. Comment réagir concrètement, étape par étape
Réserves, mise en demeure, expertise
Face à des malfaçons, la méthode compte autant que le droit. 1. Documentez : photos datées, plans, devis, échanges. 2. Réservez par écrit à la réception (et complétez sous 8 jours en CCMI non assisté). 3. Ne soldez pas : conservez la retenue de garantie tant que les réserves ne sont pas levées. 4. Mettez en demeure l’entreprise ou le constructeur par lettre recommandée, avec un délai raisonnable de reprise. 5. Faites constater par un expert bâtiment indépendant, qui qualifie et chiffre. 6. Mobilisez les garanties (parfait achèvement, décennale, dommages-ouvrage) — et, en cas de blocage, envisagez l’expertise amiable contradictoire puis judiciaire.
💡 CONSEIL D’EXPERT AEB 360
Faites-vous assister avant l’expertise dommages-ouvrage
Quand vous déclarez un sinistre à l’assurance dommages-ouvrage, l’assureur mandate son propre expert — dont la mission est d’évaluer au plus juste pour la compagnie. Se présenter seul à ce rendez-vous, c’est accepter un rapport de force déséquilibré. Un expert d’assuré présent à vos côtés lit le sinistre techniquement, discute la qualification et le chiffrage d’égal à égal, et défend l’étendue réelle de la reprise. C’est souvent ce qui fait la différence sur le montant indemnisé.
7. Le rôle de l'expert bâtiment indépendant
Un expert bâtiment indépendant comme AEB 360 n’exécute pas les travaux et ne vend rien d’autre que son analyse : c’est ce qui garantit sa neutralité. Sa mission est de constater les malfaçons de façon contradictoire, de les qualifier au regard des règles de l’art et des normes, de chiffrer les reprises, et de vous accompagner pour mobiliser les bonnes garanties — jusqu’à l’expertise amiable ou judiciaire si nécessaire. Face à un constructeur, un architecte ou un assureur, ce constat opposable rééquilibre la discussion et évite que le maître d’ouvrage ne subisse seul un litige technique.
Ne signez pas, ne soldez pas, ne subissez pas seul
Des malfaçons sur un chantier ne sont pas une fatalité : la loi protège solidement le maître d’ouvrage, à condition de réagir au bon moment et dans le bon ordre. Réserver à la réception, conserver la retenue de garantie, formaliser par écrit, faire constater : ces réflexes valent autant en CCMI qu’en maîtrise d’œuvre avec architecte.
Face à des malfaçons à Villefranche-sur-Saône ou dans le Beaujolais, le cabinet AEB 360 apporte le regard indépendant qui qualifie, chiffre et défend vos intérêts. Mieux vaut un constat solide aujourd’hui qu’une reprise refusée demain.
Les réponses de nos experts aux questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une malfaçon ?
Une malfaçon est un défaut d’exécution : un ouvrage réalisé sans respecter les règles de l’art ou les normes techniques (DTU). On la distingue de la non-conformité (écart au contrat ou au plan) et du désordre (le dommage qui en résulte). Cette distinction détermine la garantie mobilisable et l’interlocuteur à mettre en cause, d’où l’importance d’un constat précis.
CCMI ou maîtrise d'œuvre : quelle différence en cas de malfaçon ?
En CCMI, un constructeur unique est responsable de l’ensemble et une garantie de livraison vous protège s’il défaille. En maîtrise d’œuvre avec architecte, les travaux sont répartis entre entreprises séparées et l’architecte : la responsabilité d’une malfaçon se partage selon les fautes de chacun, sans garantie de livraison. Le constat technique indépendant est alors décisif pour situer les responsabilités.
Que faire à la réception si je constate des défauts ?
Émettez toutes vos réserves par écrit sur le procès-verbal de réception, même mineures, et conservez la retenue de garantie (jusqu’à 5 % du prix). En CCMI sans assistance, vous avez 8 jours pour compléter vos réserves. Ce que vous ne réservez pas devient plus difficile à contester ensuite. Se faire accompagner par un expert à la réception sécurise cette étape clé.
Quelles garanties puis-je faire jouer ?
Trois garanties principales : le parfait achèvement (1 an, tous désordres réservés ou apparus la première année), la garantie biennale (2 ans, équipements dissociables) et la décennale (10 ans, atteinte à la solidité ou à la destination). L’assurance dommages-ouvrage, obligatoire, préfinance les réparations relevant de la décennale sans attendre la désignation d’un responsable.
Puis-je refuser de payer le solde en cas de malfaçons ?
Vous pouvez consigner la retenue de garantie (jusqu’à 5 % du marché) tant que les réserves émises à la réception ne sont pas levées. C’est un levier légitime, à formaliser par écrit (LRAR). En revanche, refuser tout paiement sans base peut vous être reproché : mieux vaut cadrer la retenue sur les réserves constatées, avec l’appui d’un expert et, si besoin, d’un avocat.
Combien coûte une expertise de malfaçons ?
À titre indicatif, une expertise de malfaçons par un cabinet indépendant se situe le plus souvent entre quelques centaines et environ 1 500 €, selon le nombre de désordres, la surface et le niveau de rapport (constat simple, chiffrage, assistance à expertise). Ce coût est à mettre en regard du montant des reprises en jeu, souvent bien supérieur.
Un rapport d'expert privé a-t-il de la valeur ?
Oui. Un rapport d’expert bâtiment indépendant, établi de façon rigoureuse et si possible contradictoire, constitue un élément de preuve utile face au constructeur, à l’architecte ou à l’assureur, et dans une procédure. Il n’a pas la même portée qu’une expertise judiciaire ordonnée par un tribunal, mais il objective les désordres, oriente la mise en cause et pèse dans la négociation.
Pourquoi faire appel à un expert indépendant comme AEB 360 ?
Parce qu’un expert indépendant ne réalise pas les travaux et n’a aucun intérêt dans la reprise : sa seule mission est de constater, qualifier et chiffrer les malfaçons, et de défendre vos intérêts face aux professionnels et aux assureurs. Cette neutralité rééquilibre un rapport de force souvent défavorable au particulier. Consultez notre FAQ générale pour aller plus loin.
L'Œil de l'Expert AEB 360 : constater les malfaçons, défendre vos droits
Le cabinet AEB 360 intervient à Villefranche-sur-Saône, dans le Beaujolais et l’ensemble de la région Auvergne-Rhône-Alpes : Gleizé, Arnas, Limas, Anse, Belleville-en-Beaujolais, pays des pierres dorées, Tarare — Lyon et sa Métropole, Monts d’Or — Mâcon, Bourg-en-Bresse.
Notre méthode L.O.C., notre maîtrise des règles de l’art et des garanties (CCMI, décennale, dommages-ouvrage) et notre indépendance totale vis-à-vis des constructeurs et des entreprises garantissent un constat réellement opposable — pour faire reprendre les malfaçons, mobiliser les bonnes garanties ou défendre votre dossier en expertise.
📞 04 82 83 97 00 | ✉️ contact@aeb360.fr