Accueil - Pathologies Locales - Fissures Sécheresse à Oullins et Sainte-Foy : Que Faire ?
Fissures Sécheresse à Oullins et Sainte-Foy : Que Faire ?
📋 L’ESSENTIEL EN 60 SECONDES
- Le retrait-gonflement des argiles (RGA) est la première cause de fissuration des maisons dans le Sud lyonnais : Oullins, Sainte-Foy-lès-Lyon, Pierre-Bénite, Irigny et Saint-Genis-Laval figurent dans les arrêtés CatNat de 2022 et 2023.
- Ce secteur cumule un double risque unique dans la métropole : sécheresse estivale sur sols argileux + crues éclair de l’Yzeron et du Garon qui réhydratent brutalement les fondations.
- Les pavillons des années 1970-1990 sur fondations superficielles (60 à 80 cm) sont les plus vulnérables. Chaque cycle sécheresse-réhydratation aggrave les fissures de 0,5 à 2 mm.
- L’expert mandaté par votre assurance défend les intérêts de la compagnie, pas les vôtres. Vous avez le droit de mandater un expert d’assuré indépendant (article L. 125-2 du Code des assurances).
- Le délai de déclaration de sinistre est de 30 jours après la parution de l’arrêté CatNat au Journal Officiel. Passé ce délai, l’indemnisation peut être compromise.
- L’expertise indépendante par le cabinet AEB 360 permet d’établir le lien de causalité entre les fissures et le RGA, et de défendre vos droits face à l’assureur. Devis personnalisé, premier contact gratuit.
- Zone d’intervention : Lyon, Rhône (69), Ain (01), Isère (38) — contact@aeb360.fr — 04.82.53.01.01
Chaque été, le même scénario se répète sur les coteaux du Sud lyonnais. À Oullins, à Sainte-Foy-lès-Lyon, à Pierre-Bénite ou à Irigny, des fissures apparaissent sur les façades des pavillons, s’élargissent semaine après semaine, puis inquiètent les propriétaires à l’approche de l’automne. Parfois, ce sont les portes qui frottent, le carrelage qui se soulève ou les fenêtres qui ne ferment plus correctement. Ces signes ne sont pas anodins.
Le Sud lyonnais est le seul secteur de la métropole à cumuler deux phénomènes destructeurs pour les fondations : le retrait-gonflement des argiles provoqué par la sécheresse et les crues éclair de l’Yzeron et du Garon qui réhydratent brutalement les sols. Ce cycle alternant retrait et gonflement est particulièrement agressif pour les maisons individuelles construites sur des fondations superficielles — précisément le type de bâti dominant sur ce territoire.
Dans ce guide, le cabinet AEB 360 — expert en bâtiment 100 % indépendant — vous explique pourquoi votre maison se fissure, comment distinguer une fissure bénigne d’un désordre structurel, et quelles démarches engager pour défendre votre patrimoine et vos droits auprès de votre assurance.
Pourquoi les maisons du Sud lyonnais se fissurent
Le retrait-gonflement des argiles sur les coteaux
Les coteaux de Sainte-Foy-lès-Lyon, d’Oullins et d’Irigny reposent sur des terrasses argilo-limoneuses héritées des dépôts quaternaires. Ces formations géologiques contiennent une proportion importante d’argile sensible aux variations hydriques.
Le mécanisme est simple à comprendre. En été, la sécheresse prive le sol de son eau : l’argile se rétracte, parfois de plusieurs centimètres en profondeur. Les fondations de votre maison ne reposent plus uniformément sur le terrain. C’est ce qu’on appelle un tassement différentiel : une partie de la maison s’enfonce plus qu’une autre, créant des tensions dans la maçonnerie.
La carte d’exposition au RGA publiée sur le portail Géorisques le confirme : une grande partie du Sud lyonnais est classée en zone d’exposition moyenne à forte. Depuis la mise à jour de cette carte par l’arrêté du 9 janvier 2026, 55 % du territoire métropolitain lyonnais est désormais concerné — contre 48 % en 2020.
Le double risque : sécheresse puis crues de l'Yzeron
Ce qui rend le Sud lyonnais particulièrement vulnérable, c’est la combinaison de deux phénomènes.
L’Yzeron traverse Francheville, Sainte-Foy-lès-Lyon et Oullins avant de rejoindre le Rhône à La Mulatière. Le Garon arrose Brignais, Grigny et Givors. Ces deux cours d’eau sont connus pour leurs crues rapides et violentes : le SAGYRC (Syndicat du bassin de l’Yzeron) a documenté des épisodes où plus de 70 mm de pluie sont tombés en quelques heures sur ce bassin versant, provoquant des montées d’eau brutales.
Le problème pour les fondations est le suivant : après un été de sécheresse, le sol argileux s’est rétracté et fissuré en profondeur. Quand une crue automnale survient, l’eau s’infiltre dans ces fissures du sol et réhydrate les argiles de manière inégale. Le gonflement qui en résulte est rarement uniforme sous la maison. Les fondations subissent de nouvelles contraintes, dans des directions opposées à celles de l’été.
Ce cycle retrait → fissure du sol → réhydratation brutale → gonflement inégal est le plus destructeur pour les maçonneries. Il explique pourquoi, dans le Sud lyonnais, les fissures s’aggravent plus vite que dans d’autres secteurs de la métropole.
Communes les plus exposées : les arrêtés CatNat
Depuis 2022, plusieurs communes du Sud lyonnais ont fait l’objet d’arrêtés interministériels de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour « mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols ».
| Commune | Arrêté 2022 (JO 3 mai 2023) | Arrêté 2023 (JO 2 juil. 2024) |
|---|---|---|
| Oullins | ✅ | ✅ |
| Sainte-Foy-lès-Lyon | ✅ | — |
| Pierre-Bénite | ✅ | ✅ |
| Irigny | ✅ | — |
| Saint-Genis-Laval | ✅ | ✅ |
| La Mulatière | ✅ | — |
| Brignais | ✅ | — |
| Charly | ✅ | — |
| Grigny | ✅ | — |
| Millery | ✅ | — |
| Vernaison | — | ✅ |
Cette liste n’est pas exhaustive. Consultez le portail Géorisques (georisques.gouv.fr) ou le site de la Préfecture du Rhône pour vérifier si votre commune figure dans un arrêté.
💡 CONSEIL D’EXPERT AEB 360
Consultez la carte d’exposition au RGA sur Géorisques pour connaître le niveau de risque de votre parcelle. Et surtout : ne rebouchez jamais une fissure avant qu’un expert ne l’ait examinée. Un enduit cosmétique masque les preuves du désordre et peut compromettre votre dossier d’indemnisation. Posez plutôt des témoins en plâtre ou un fissuromètre gradué pour documenter l’évolution.
Reconnaître une fissure de sécheresse : les signes qui ne trompent pas
Fissure en escalier, en moustache, traversante : décryptage
outes les fissures ne se ressemblent pas. Leur forme, leur orientation et leur localisation donnent des indications précieuses sur la nature du mouvement qui les a provoquées.
La fissure en escalier est la plus caractéristique du RGA. Elle suit les joints de la maçonnerie en formant des marches d’escalier, généralement depuis le coin d’une fenêtre ou d’une porte vers le haut ou le bas du mur. Elle indique un mouvement de fondation localisé.
La fissure en moustache part des angles des ouvertures (fenêtres, portes) et s’oriente en diagonale. Elle traduit une concentration de contraintes aux points faibles de la structure.
La fissure traversante est la plus préoccupante : elle traverse toute l’épaisseur du mur, du parement extérieur au doublage intérieur. Elle signale un mouvement structurel important qui nécessite une intervention rapide.
Fissure de RGA vs fissure de malfaçon : les 4 critères de distinction
| Critère | Fissure de sécheresse (RGA) | Fissure de malfaçon |
|---|---|---|
| Apparition | Progressive, saisonnière (été → automne) | Souvent rapide, dans les premières années |
| Forme typique | En escalier, suivant les joints | Variable, souvent verticale ou horizontale |
| Localisation | Façades exposées au sud/sud-ouest, angles de la maison | Points singuliers de construction (jonction, linteau) |
| Évolution | S’ouvre en été, se referme partiellement en hiver | Stable ou aggravation continue |
Ces critères permettent une première orientation, mais seul un diagnostic technique approfondi réalisé par un expert indépendant peut confirmer l’origine réelle d’une fissure. Les causes se cumulent souvent : un défaut de fondation initial peut être aggravé par le RGA.
Étude de cas : pavillon fissuré à Sainte-Foy-lès-Lyon (69)
Le contexte : Un couple de propriétaires contacte le cabinet AEB 360 pour des fissures apparues sur leur pavillon de 1982, situé sur les hauteurs de Sainte-Foy-lès-Lyon. La maison, de plain-pied avec sous-sol semi-enterré, repose sur des semelles filantes de 70 cm de profondeur.
Le problème signalé : Depuis l’été 2022, des fissures en escalier sont apparues sur la façade sud, au niveau de la baie vitrée du séjour. À l’intérieur, le carrelage de la cuisine s’est soulevé sur environ deux mètres linéaires. L’assureur, après passage de son expert, a conclu à un « vieillissement normal » et proposé un chiffrage limité à la reprise esthétique de l’enduit extérieur.
Le diagnostic AEB 360 : L’expertise sur site a mis en évidence plusieurs éléments. Les mesures au fissuromètre ont révélé une ouverture de 4 mm sur la fissure principale, avec une évolution documentée de +1,5 mm entre mai et septembre. La consultation de la carte Géorisques a confirmé un classement en zone d’aléa moyen pour le retrait-gonflement des argiles. L’analyse de l’orientation des fissures et du profil de terrain a identifié un tassement différentiel de la semelle sud-ouest, aggravé par la présence d’un chêne à moins de 5 mètres des fondations — dont les racines assèchent le sol de manière localisée en été. La commune de Sainte-Foy-lès-Lyon figurait dans l’arrêté CatNat du 3 mai 2023 pour la sécheresse 2022.
Le résultat : Le rapport d’expertise indépendant a permis d’établir le lien de causalité entre les fissures et le phénomène de RGA, invalidant la thèse du « vieillissement normal ». L’expertise contradictoire a conduit à une réévaluation du dossier par l’assureur. Les travaux de reprise préconisés — injection de résine expansive sous la semelle affectée, reprise de l’enduit et élagage de l’arbre — ont été chiffrés à environ 98 000 € et pris en charge dans le cadre de la garantie CatNat, contre les 8 500 € initialement proposés.
Les risques si vous ne faites rien
Aggravation structurelle et perte de valeur
Une fissure qui n’est pas traitée ne reste jamais stable sur un sol argileux. Chaque cycle sécheresse-réhydratation amplifie les contraintes sur les fondations. Une microfissure de 0,2 mm peut devenir une fissure traversante de 5 mm en trois ou quatre saisons.
Au-delà de l’atteinte structurelle, la dépréciation immobilière est significative. Un bien affecté par des fissures non traitées peut perdre entre 10 et 30 % de sa valeur sur le marché, selon la gravité des désordres. En cas de vente, le vendeur a une obligation de déclaration des sinistres passés et des fissures connues.
Infiltrations d'eau par les fissures ouvertes
Une fissure ouverte de plus de 2 mm devient un chemin d’entrée pour l’eau de pluie. À terme, cela provoque des problèmes d’humidité intérieure : taches, moisissures, dégradation des doublages, voire développement de champignons lignivores dans les structures bois. Le coût des réparations augmente considérablement quand les dégâts d’eau s’ajoutent aux désordres structurels.
Prescription du délai de déclaration CatNat
Le délai de déclaration de sinistre est de 30 jours à compter de la parution de l’arrêté au Journal Officiel (article L. 125-2 du Code des assurances). En pratique, les assureurs acceptent souvent les déclarations au-delà de ce délai, mais votre position de négociation s’affaiblit considérablement. Plus vous attendez, plus il devient difficile de prouver que les fissures sont liées à un épisode de sécheresse précis.
⚠️ POINT DE VIGILANCE
Chaque cycle sécheresse-réhydratation aggrave les fissures de 0,5 à 2 mm. En trois saisons sans intervention, une microfissure peut devenir traversante et compromettre l’intégrité structurelle de la maison. Le coût moyen de reprise d’un pavillon sinistré par le RGA oscille entre 15 000 et 80 000 € selon la gravité. Plus le diagnostic est précoce, plus les solutions de reprise sont simples et économiques.
Étude de cas : maison de bourg fissurée à Irigny (69)
Le contexte : Le propriétaire d’une maison en pierre de la fin du XIXe siècle, située dans le centre-bourg d’Irigny, observe depuis plusieurs années des fissures qui se multiplient. La maison, mitoyenne sur un côté, est implantée sur un terrain en légère pente, à quelques centaines de mètres du lit du Garon.
Le problème signalé : Trois fissures verticales sont apparues sur la façade arrière, dont l’une mesure plus de 6 mm d’ouverture. À l’intérieur, des fissures traversantes sont visibles dans deux pièces du rez-de-chaussée. Les menuiseries du premier étage se sont déformées au point de ne plus fermer. L’assureur a missionné un expert qui a attribué les fissures à la « vétusté du bâti ancien » et au « défaut d’entretien des joints de maçonnerie ».
Le diagnostic AEB 360 : L’expertise a révélé un tableau plus complexe. Le terrain d’assise de la maison est composé d’argiles de pente issues de l’altération du substrat local, classées en aléa moyen sur Géorisques. La proximité du Garon amplifie le phénomène : en période de crue, la nappe remonte et réhydrate les argiles de manière brutale, avant de redescendre en été.
Les mesures au fissuromètre ont montré une corrélation nette entre les épisodes de sécheresse (été 2022, été 2023) et l’ouverture des fissures. Les mouvements de terrain ont été confirmés par la pose de témoins sur six mois. La commune d’Irigny figure dans l’arrêté CatNat de 2022.
Le bâti ancien en pierre, contrairement aux idées reçues, n’est pas naturellement « résistant » au RGA. Ses fondations sont souvent sommaires (pierres posées en tranchée, sans semelle béton) et sa rigidité structurelle le rend plus fragile face aux tassements différentiels qu’une construction moderne avec chaînages.
Le résultat : Le rapport d’expertise AEB 360 a démontré que la cause principale des fissures était le tassement différentiel lié au RGA, et non la vétusté. La vétusté constituait un facteur de fragilité, mais pas la cause déclenchante. Cette distinction est juridiquement déterminante. Le dossier, réouvert en expertise contradictoire, a abouti à une prise en charge au titre de la garantie CatNat pour les travaux de reprise en sous-œuvre (micropieux) et de restauration de la maçonnerie, pour un montant total de 162 000 €.
Indemnisation sécheresse : le parcours étape par étape
Vérifier la reconnaissance CatNat de votre commune
La première démarche consiste à vérifier si votre commune a fait l’objet d’un arrêté de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour la sécheresse. Pour cela, consultez le portail Géorisques, le site de la Préfecture du Rhône ou le Journal Officiel. Si votre commune figure dans la liste, vous pouvez déclarer votre sinistre.
Si votre commune n’est pas encore reconnue, vous pouvez néanmoins faire constater les désordres par un expert indépendant pour constituer votre dossier. Le maire de votre commune peut également demander la reconnaissance CatNat auprès de la Préfecture.
Déclarer le sinistre dans les 30 jours
Dès la parution de l’arrêté au Journal Officiel, vous disposez de 30 jours pour adresser à votre assureur une déclaration de sinistre. Joignez-y des photos datées de chaque fissure avec un objet de référence pour montrer l’échelle, une description des désordres constatés, et si vous en disposez, un rapport d’expertise indépendant.
L'expert d'assurance vs l'expert d'assuré : deux missions opposées
Après votre déclaration, l’assureur mandate son propre expert pour évaluer les dommages. Cet expert travaille pour la compagnie — son intérêt est de contenir le coût de l’indemnisation. C’est légal, mais le rapport de force est déséquilibré.
| Critère | Expert d’assurance | Expert d’assuré (AEB 360) |
|---|---|---|
| Mandant | Compagnie d’assurance | Vous, le propriétaire |
| Objectif | Évaluer au plus juste pour l’assureur | Défendre vos intérêts techniques et financiers |
| Coût | Pris en charge par l’assureur | À votre charge (devis personnalisé) |
| Indépendance | Lié contractuellement à l’assureur | Aucun lien avec les assureurs ni les entreprises |
| Valeur du rapport | Unilatéral | Opposable en expertise contradictoire et en justice |
Nouvelle carte RGA 2026 : ce qui change pour le Sud lyonnais
Arrêté du 9 janvier 2026 : un zonage réévalué
La carte d’exposition au retrait-gonflement des argiles a été mise à jour par l’arrêté du 9 janvier 2026 pour intégrer la sinistralité élevée des dernières années. Le nouveau zonage montre une augmentation significative des surfaces classées en exposition moyenne à forte sur l’ensemble du territoire métropolitain lyonnais.
Pour le Sud lyonnais, cela signifie que certaines parcelles auparavant classées en aléa faible sont désormais reclassées en aléa moyen. Ce reclassement a des conséquences concrètes pour les propriétaires, les acquéreurs et les constructeurs.
Obligations pour les ventes de terrains à partir du 1er juillet 2026
Le nouveau zonage sera applicable aux promesses de vente et aux actes authentiques de vente de terrains non bâtis constructibles à compter du 1er juillet 2026. Pour les constructions de maisons individuelles sur terrain argileux, une étude géotechnique de conception (mission G2) sera obligatoire pour définir les fondations adaptées.
Pour les propriétaires de maisons existantes, cette évolution confirme l’ampleur du risque RGA dans le Sud lyonnais et renforce la nécessité de faire diagnostiquer toute fissure suspecte sans attendre.
Prévention : protéger votre maison avant le prochain été
Gestion de la végétation autour des fondations
Les arbres et les haies à proximité des fondations aggravent considérablement le phénomène de RGA. Leurs racines assèchent le sol de manière localisée, créant des zones de retrait sous la maison. La règle empirique est de maintenir une distance minimale entre un arbre et les fondations égale à la hauteur de l’arbre à maturité. Un chêne de 15 mètres devrait être planté à au moins 15 mètres de la maison.
Si l’élagage ou l’abattage n’est pas envisageable, la pose d’un écran anti-racines enterré entre l’arbre et les fondations peut limiter l’assèchement localisé.
Drainage périphérique et maintien hydrique
Sur les terrains en pente du Sud lyonnais, un drainage périphérique bien dimensionné permet de réguler l’alimentation en eau du sol autour des fondations. L’objectif n’est pas d’assécher le terrain, mais de maintenir un taux d’humidité le plus constant possible au fil des saisons.
En période de sécheresse, un arrosage modéré et régulier du sol en pied de façade peut limiter le retrait. Cette mesure simple est recommandée par le BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières) dans ses guides de prévention.
Votre maison du Sud lyonnais mérite un diagnostic clair
Les fissures sur les maisons du Sud lyonnais ne sont pas une fatalité ni un signe de « vieillissement normal ». Elles résultent d’un phénomène géologique documenté — le retrait-gonflement des argiles — amplifié par un contexte hydrologique local particulièrement agressif.
Chaque saison de sécheresse qui passe sans diagnostic aggrave les désordres, augmente le coût des réparations et fragilise votre position face à l’assureur. Les propriétaires qui réagissent tôt — en documentant les fissures, en consultant Géorisques et en mandatant un expert indépendant — obtiennent des résultats radicalement différents de ceux qui attendent.
Le cabinet AEB 360 intervient à Oullins, Sainte-Foy-lès-Lyon, Pierre-Bénite, Irigny, Saint-Genis-Laval et dans l’ensemble du Sud lyonnais pour réaliser des diagnostics fissures indépendants, accompagner les propriétaires dans leurs démarches d’indemnisation et, si nécessaire, mener des expertises contradictoires face aux experts d’assurance.
Les réponses de nos experts aux questions fréquentes
Q1 : Ma maison à Oullins se fissure après chaque été : est-ce la sécheresse ?
R : C’est très probable si les fissures suivent un schéma saisonnier — apparition ou aggravation en été, stabilisation en hiver. Ce cycle est caractéristique du retrait-gonflement des argiles. Oullins figure dans les arrêtés CatNat de 2022 et 2023 pour ce motif. Seul un diagnostic technique permettra de confirmer le lien de causalité et de quantifier la gravité. N’attendez pas que les fissures deviennent traversantes pour agir.
Q2 : Comment savoir si ma commune du Sud lyonnais est reconnue CatNat ?
R : Consultez le portail Géorisques (georisques.gouv.fr), le site de la Préfecture du Rhône ou le Journal Officiel. Vous pouvez aussi contacter votre mairie : c’est le maire qui dépose la demande de reconnaissance CatNat auprès de la Préfecture. Les arrêtés récents (mai 2023, juillet 2024) ont reconnu une dizaine de communes du Sud lyonnais.
Q3 : Quelle différence entre une fissure esthétique et une fissure structurelle ?
R : Une fissure esthétique (faïençage, microfissure d’enduit inférieure à 0,2 mm) ne touche que la couche de finition et ne présente pas de risque pour la structure. Une fissure structurelle traverse la maçonnerie porteuse, mesure généralement plus de 0,5 mm, et évolue dans le temps. Elle indique un mouvement de fondation. La distinction exige un examen par un professionnel : certaines fissures apparemment bénignes masquent un désordre profond.
Q4 : Quel est le délai pour déclarer un sinistre sécheresse à l'assurance ?
R : Le délai légal est de 30 jours à compter de la parution de l’arrêté CatNat au Journal Officiel (article L. 125-2 du Code des assurances). En pratique, une déclaration tardive est souvent acceptée, mais votre position de négociation est affaiblie. L’idéal est de déclarer dès la parution et de joindre des photos datées et un rapport d’expertise si vous en disposez.
Q5 : L'expert de mon assurance dit que mes fissures sont dues à la vétusté — comment contester ?
R : C’est l’un des arguments les plus fréquents pour limiter l’indemnisation. La vétusté peut constituer un facteur de fragilité, mais elle est rarement la cause déclenchante de fissures en escalier sur un sol argileux. Mandater un expert d’assuré indépendant comme AEB 360 permet de produire un rapport contradictoire qui distingue la cause (RGA) des facteurs aggravants (vétusté, végétation, défaut de fondation initial). Ce rapport est opposable à l’assureur.
Q6 : Combien coûte une expertise fissure indépendante dans le Sud lyonnais ?
R : Le tarif dépend de la complexité du dossier : nombre de fissures, taille du bien, nécessité de mesures instrumentées (fissuromètre, caméra thermique). Le cabinet AEB 360 établit un devis personnalisé après un premier échange gratuit. Cet investissement est généralement compensé par l’écart entre l’indemnisation initiale de l’assureur et celle obtenue après expertise contradictoire.
Q7 : Les crues de l'Yzeron peuvent-elles aussi provoquer des fissures ?
R : Pas directement, mais elles aggravent considérablement le phénomène de RGA. Après un été de sécheresse, le sol argileux s’est rétracté et fissuré en profondeur. Une crue réhydrate brutalement ces argiles, provoquant un gonflement inégal sous les fondations. Ce cycle retrait-réhydratation brutale est plus destructeur qu’un simple retrait progressif. C’est le « double risque » spécifique au Sud lyonnais.
Q8 : Dois-je attendre l'arrêté CatNat pour faire appel à un expert ?
Non. Vous pouvez mandater un expert indépendant à tout moment. Un pré-rapport réalisé avant l’arrêté documente l’état des fissures à un instant T et constitue une base de référence pour la suite du dossier. Si l’arrêté est publié ultérieurement, ce rapport préexistant renforce votre position dans la négociation avec l’assureur.
Q9 : Mon voisin a les mêmes fissures : peut-on grouper les demandes ?
Chaque propriétaire doit déclarer individuellement son sinistre à son assurance, car les contrats sont distincts. En revanche, le fait que plusieurs maisons d’un même quartier présentent des fissures similaires renforce l’hypothèse du RGA comme cause commune. Un expert indépendant peut intervenir pour plusieurs voisins et produire des rapports individualisés qui se corroborent mutuellement.
Q10 : Quelles sont les solutions de reprise pour une maison fissurée sur sol argileux ?
Les solutions dépendent de la gravité des désordres. Pour des fissures modérées avec un tassement limité, l’injection de résine expansive sous les fondations permet de combler les vides et de stabiliser le terrain. Pour des désordres plus importants, la reprise en sous-œuvre par micropieux (profondeur de 6 à 15 mètres selon la géologie) ancre les fondations dans une couche stable, insensible aux variations hydriques. Le choix de la solution repose sur une étude géotechnique de type G5 réalisée après le diagnostic.
L'Œil de l'Expert AEB 360 : chaque été compte
Dans le Sud lyonnais, les fissures liées à la sécheresse ne sont pas un problème théorique — c’est une réalité que des centaines de propriétaires constatent chaque année sur les coteaux d’Oullins, de Sainte-Foy-lès-Lyon, d’Irigny et des communes voisines.
Le cabinet AEB intervient en toute indépendance, sans aucun lien avec les assureurs ni les entreprises de travaux. Notre mission : vous apporter un diagnostic clair, défendre vos intérêts techniques et financiers, et vous accompagner jusqu’à la résolution de votre dossier.
📞 04 82 53 01 01 | ✉️ contact@aeb360.fr
