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Réception CCMI à Lyon : la check-list des réserves
📋 L’ESSENTIEL EN 60 SECONDES
- La réception est un acte juridique (article 1792-6 du Code civil) : c’est elle qui déclenche la garantie de parfait achèvement, la garantie biennale et la garantie décennale.
- Ce qui n’est pas écrit au procès-verbal n’existe pas : un désordre apparent non réservé devient très difficile à opposer au constructeur.
- Délai de 8 jours : en contrat de construction de maison individuelle, le maître d’ouvrage non assisté par un professionnel habilité dispose de huit jours après la réception pour dénoncer par lettre recommandée des vices apparents (article L231-8 du Code de la construction et de l’habitation).
- Solde de 5 % : le dernier appel de fonds est consigné tant que les réserves ne sont pas levées (article R231-7 du CCH).
- Cinq blocs à contrôler : gros œuvre et niveaux · clos et couvert · second œuvre et finitions · équipements techniques · conformité au contrat, aux plans et à la notice descriptive.
- Trois garanties prennent le relais : parfait achèvement 1 an, bon fonctionnement 2 ans, décennale 10 ans — toutes à compter de la réception.
- Point de vigilance lyonnais : sur les lotissements de l’Est lyonnais et des plateaux, les désordres de nivellement, de drainage et de terrasse sont les réserves les plus souvent oubliées.
- Assistance à réception AEB 360 : devis sur mesure — 📞 04 82 83 97 00 | contact@aeb360.fr
Le jour de la remise des clés, tout pousse à signer vite. Le conducteur de travaux est pressé, le procès-verbal est déjà pré-rempli, la maison sent la peinture fraîche et l’émotion prend le dessus après des mois d’attente. En quelques minutes, le maître d’ouvrage appose une signature dont il mesure rarement la portée : ce n’est pas une visite de courtoisie, c’est l’acte qui fige contradictoirement l’état de l’ouvrage.
Or la réception d’une maison construite en contrat de construction de maison individuelle (CCMI) obéit à des règles précises, et le temps y joue contre celui qui n’est pas préparé. Un défaut visible que l’on n’inscrit pas au procès-verbal devient, dans la plupart des cas, un désordre que le constructeur n’a plus à reprendre. Dans la Métropole de Lyon, où les opérations de maisons individuelles se concentrent sur les lotissements de l’Est lyonnais, des Monts d’Or et des franges du Beaujolais, les réserves les plus coûteuses sont presque toujours celles que personne n’a regardées : les niveaux extérieurs, le drainage, les pentes de terrasse, les équipements techniques.
Le cabinet AEB 360, cabinet d’expertise en bâtiment indépendant basé à Lyon, assiste les maîtres d’ouvrage particuliers le jour de la réception et rédige les réserves de manière opposable. Dans ce guide, nous détaillons ce que vous signez réellement, le délai de huit jours et ses conditions, la check-list des réserves à ne pas rater poste par poste, le mécanisme de consignation du solde de 5 %, et les garanties qui prennent le relais une fois le procès-verbal signé.
1. Ce que vous signez vraiment le jour de la réception
La réception est un acte juridique, pas une visite de courtoisie
L’article 1792-6 du Code civil définit la réception comme l’acte par lequel le maître de l’ouvrage déclare accepter l’ouvrage avec ou sans réserves. Elle intervient en une seule fois, de manière contradictoire, et se matérialise par un procès-verbal signé des deux parties.
Cette signature produit trois effets immédiats. Elle transfère la garde de l’ouvrage au maître d’ouvrage. Elle rend le solde du prix exigible. Et elle fait courir le point de départ de toutes les garanties légales de construction.
Tant que la réception n’est pas prononcée, vous êtes dans le contrat et le constructeur vous doit un ouvrage conforme. À partir de la réception, vous basculez dans le régime des garanties : ce n’est plus la même mécanique, ni les mêmes délais.
Réserve, malfaçon, non-conformité : trois notions à ne pas confondre
La réserve est le véhicule juridique : c’est la mention écrite, au procès-verbal, d’un désordre ou d’un manque que le constructeur devra reprendre. Elle n’est pas un jugement de valeur, c’est un constat daté et opposable.
La malfaçon est un défaut d’exécution : un ouvrage réalisé, mais mal réalisé, en écart avec les règles de l’art et les DTU applicables. Une pente de terrasse insuffisante, un calfeutrement absent, un joint de dilatation non respecté relèvent de cette catégorie.
La non-conformité est un écart au contrat : ce qui a été livré ne correspond pas à ce qui a été vendu, même si l’exécution est correcte. Un carrelage de format différent de la notice descriptive, une baie de dimension réduite, un équipement absent en sont des exemples courants.
Ces trois notions se posent toutes en réserve, mais elles ne se démontrent pas de la même façon : la malfaçon se prouve par la règle de l’art, la non-conformité se prouve par le contrat.
💡 CONSEIL D’EXPERT AEB 360
N’acceptez jamais un procès-verbal pré-rempli « sans réserve »
Le procès-verbal remis le jour J est un document du constructeur. Il porte fréquemment une case « réception sans réserve » déjà cochée et deux ou trois lignes vides pour les remarques. Ce n’est pas le bon support : il n’y a pas la place matérielle d’écrire ce qu’il faut, et sa forme oriente vers l’acceptation.
Arrivez avec votre propre liste écrite, exigez que chaque point y soit reporté ou annexé au procès-verbal avec la mention « annexe faisant partie intégrante du présent procès-verbal », et faites parapher l’annexe par les deux parties. Une réserve rédigée doit dire où, quoi et ce qui est attendu : « fissure verticale en pied de mur, façade est, à reprendre » et non « fissure à voir ».
2. Le délai de huit jours : la protection que beaucoup laissent filer
Le contrat de construction de maison individuelle avec fourniture de plan est l’un des contrats les plus protecteurs du droit de la construction français. L’article L231-8 du Code de la construction et de l’habitation ouvre au maître d’ouvrage un délai de huit jours après la réception pour dénoncer, par lettre recommandée avec accusé de réception, les vices apparents qu’il n’aurait pas signalés le jour même.
Cette faculté n’est pas un droit inconditionnel : elle est réservée au maître d’ouvrage qui n’était pas assisté par un professionnel habilité lors de la réception. Le législateur a fait un choix simple — soit vous êtes accompagné par un sachant et l’on considère que le constat du jour est complet, soit vous ne l’êtes pas et l’on vous laisse huit jours pour vous retourner.
Se faire assister par un professionnel qui défend uniquement les intérêts du maître d’ouvrage est le seul moyen de convertir cette protection théorique en constat réellement exploitable. C’est le métier de l’assistance technique au maître d’ouvrage assurée par le cabinet AEB 360, du suivi de chantier jusqu’à la réception, en Auvergne-Rhône-Alpes.
Assisté ou non assisté : deux régimes, deux niveaux de risque
Sans assistance, le délai de huit jours existe, mais il se consomme vite : il faut redécouvrir la maison, comprendre ce qui relève du défaut et ce qui relève de la finition normale, rédiger une dénonciation précise et l’expédier en recommandé. Huit jours calendaires, week-end compris, c’est court quand on emménage.
Avec assistance, il n’y a plus de délai résiduel — mais il n’y en a plus besoin, parce que le constat a été fait au bon niveau de détail le jour même, avec les instruments (niveau, humidimètre, contrôle des pentes) et la lecture normative qu’un particulier n’a pas.
Beaucoup de maîtres d’ouvrage confondent cette assistance avec une mission de conseil administratif. La distinction entre l’accompagnement contractuel proposé en amont et l’expertise technique sur l’ouvrage est expliquée dans notre analyse de l’assistance au maître d’ouvrage individuel en CCMI et de ce qu’apporte un expert bâtiment indépendant.
3. La check-list des réserves à ne pas rater
Gros œuvre, structure et niveaux extérieurs
C’est le poste dont les défauts coûtent le plus cher et se voient le moins. Il se contrôle avant la décoration, jamais après.
- Fissures en façade, en particulier en pied de mur, en about de dalle et aux angles de baies.
- Planéité et horizontalité des dalles et des seuils, à contrôler à la règle et au niveau.
- Niveaux extérieurs : hauteur du terrain fini par rapport au seuil, respect de la garde d’eau, absence de contre-pente vers la maison.
- Drainage périphérique, regards, exutoires d’eaux pluviales : présence, accessibilité, raccordement effectif.
- Vide sanitaire ou sous-sol : trace d’eau, ventilation, état des réservations.
- Appuis de fenêtres et rejingots, arases, joints de dilatation.
Clos et couvert : toiture, façades, menuiseries
- Couverture : alignement des rangs, recouvrements, tuiles cassées ou déplacées, closoirs de faîtage.
- Points singuliers : solins, abergements de souche, noues, sorties de ventilation — c’est là que naissent la majorité des infiltrations.
- Écran de sous-toiture : présence, tension, débord correct en égout.
- Gouttières, descentes, crapaudines et raccordement au réseau d’eaux pluviales.
- Terrasses et balcons : sens et valeur des pentes, relevés d’étanchéité, hauteur des seuils, évacuations.
- Menuiseries : réglage des ouvrants, étanchéité des calfeutrements, absence de rayures et de chocs, fonctionnement des volets roulants.
- Enduits de façade : teinte homogène, absence de faïençage, traitement des points de reprise.
Second œuvre et finitions
- Cloisons et plafonds : planéité, fissures de jonction, bandes décollées, angles.
- Carrelage et sols souples : sonner les carreaux à la recherche de points creux, contrôler l’alignement des joints, les plinthes, les seuils de passage.
- Peintures : reprises visibles, égrenage, propreté des arêtes, absence de coulures.
- Portes intérieures : jeu de fonctionnement, alignement des huisseries, quincaillerie.
- Pièces humides : joints périphériques, siphons de sol, ventilation, étanchéité sous carrelage.
- Escalier : régularité des marches, fixation, garde-corps et hauteur des allèges.
Équipements techniques : le poste le plus souvent oublié
Ces équipements relèvent, une fois la réception passée, de la garantie de bon fonctionnement de deux ans. Les contrôler le jour J évite d’avoir à les faire jouer.
- Ventilation mécanique contrôlée : mise en service effective, débits aux bouches, absence de gaines écrasées dans les combles.
- Chauffage et eau chaude sanitaire : mise en route, équilibrage, régulation, notices et attestations remises.
- Électricité : essai de chaque point lumineux et de chaque prise, tableau repéré, différentiels testés, attestation de conformité disponible.
- Plomberie : pression, absence de fuite aux raccords, évacuations testées en charge, robinets d’arrêt accessibles.
- Pompe à chaleur, ballon thermodynamique, VMC double flux : présence des rapports de mise en service et du carnet d’entretien.
Conformité au contrat, aux plans et à la notice descriptive
C’est le contrôle que personne ne fait, parce qu’il suppose d’avoir relu le dossier avant de venir. Il se mène document en main.
- Dimensions des pièces et des ouvertures comparées aux plans contractuels.
- Nature et format réels des revêtements par rapport à la notice descriptive.
- Équipements prévus effectivement posés, et non remplacés par un modèle « équivalent » non validé.
- Travaux réservés par le maître d’ouvrage : périmètre respecté, interfaces laissées en état de reprise.
- Avenants et modifications acceptées en cours de chantier : tracés et intégrés.
Un écart au contrat se réserve exactement comme un défaut d’exécution. C’est le socle de tout recours ultérieur : notre page expertise des malfaçons et des non-conformités de construction par le cabinet AEB 360 détaille la manière dont ces écarts se caractérisent techniquement pour devenir opposables au constructeur.
4. Cas-type : un pavillon réceptionné dans l'Est lyonnais
Le contexte. Une maison de plain-pied construite en CCMI avec plan, dans un lotissement récent de la plaine de l’Est lyonnais, sur un terrain remanié. Le couple maître d’ouvrage se présente seul à la réception, avec un procès-verbal envoyé la veille par le constructeur.
Le problème signalé. Trois remarques leur viennent spontanément : deux reprises de peinture et une porte qui frotte. Tout le reste leur paraît conforme, la maison est propre et les finitions soignées.
La lecture d’un expert. Le contrôle méthodique déplace complètement la liste. Le terrain fini remonte au-dessus du seuil d’entrée, supprimant la garde d’eau et exposant le dallage aux ruissellements d’orage. La terrasse présente une contre-pente vers la façade. Les regards d’eaux pluviales sont enterrés sous la terre végétale et inaccessibles. En combles, deux gaines de ventilation sont écrasées sous l’isolant. Les trois remarques initiales, elles, relèvent de la finition et se reprennent en une demi-journée.
L’issue. Les réserves sont rédigées poste par poste, annexées et paraphées, le solde de 5 % est consigné, et la reprise des niveaux extérieurs est traitée par le constructeur au titre du contrat, avant qu’elle ne devienne un sinistre d’infiltration à traiter en garantie.
⚠️ POINT DE VIGILANCE
La réception ne se prépare pas le jour J
Un maître d’ouvrage qui découvre son dossier contractuel sur le capot de sa voiture ne peut pas réserver ce qu’il n’a pas comparé. La préparation utile commence deux à trois semaines avant : relecture du contrat, de la notice descriptive et des plans, liste des avenants, récupération des attestations d’assurance du constructeur et de ses sous-traitants, et si possible une pré-visite quand la maison est achevée mais avant nettoyage.
Le risque de l’impréparation n’est pas seulement d’oublier une réserve. C’est de signer sans réserve un ouvrage dont les défauts apparents deviennent, dans la quasi-totalité des cas, non opposables au constructeur — et de découvrir ensuite qu’aucune garantie ne les couvre parce qu’ils étaient visibles au moment de la réception.
5. Cas-type : une réception sans réserve signée trop vite dans l'Ain
Le contexte. Une maison à étage livrée dans la plaine de l’Ain, réceptionnée sans assistance et sans réserve, un vendredi de fin de mois. Le couple emménage dans la foulée et laisse passer le délai de huit jours sans rien envoyer.
Le problème signalé. Plusieurs mois plus tard apparaissent des décollements de carrelage au rez-de-chaussée et des fissures fines aux jonctions cloisons-plafond à l’étage.
La lecture d’un expert. Deux registres cohabitent. Les fissures de jonction relèvent du retrait normal des matériaux et se reprennent au titre du parfait achèvement, à condition d’être dénoncées dans l’année. Les décollements de carrelage, eux, renvoient à la mise en œuvre du support et de la pose : ils supposent des sondages et une lecture des règles de l’art applicables pour être qualifiés.
L’issue. Le dossier reste défendable, mais il coûte plus cher et prend plus de temps qu’une réserve écrite le jour de la réception. La démonstration technique doit être reconstituée après coup, alors qu’une ligne au procès-verbal aurait suffi à mettre la reprise à la charge du constructeur sans discussion.
6. Consignation du solde de 5 % et levée des réserves
Le CCMI encadre le dernier appel de fonds : le solde de 5 % du prix convenu ne se paie pas mécaniquement à la remise des clés. L’article R231-7 du Code de la construction et de l’habitation organise sa consignation selon la situation dans laquelle la réception a été prononcée.
| Situation à la réception | Ce que prévoit le CCMI | Sort du solde de 5 % | Délai à surveiller |
|---|---|---|---|
| Sans réserve, maître d’ouvrage assisté | L’ouvrage est accepté en l’état ; pas de faculté de dénonciation supplémentaire | Exigible | Aucun délai résiduel ; la vigilance se reporte sur l’année de parfait achèvement |
| Sans réserve, maître d’ouvrage non assisté | Faculté de dénoncer les vices apparents par lettre recommandée | Consigné pendant le délai de dénonciation | 8 jours à compter de la réception |
| Avec réserves | Les réserves sont annexées au procès-verbal et doivent être levées contradictoirement | Consigné jusqu’à la levée | Délai de levée à faire figurer explicitement au procès-verbal |
| Refus de réception | Le refus et ses motifs sont constatés contradictoirement ; la réception n’est pas prononcée | Non exigible | Aucune garantie légale ne court : relancer sans attendre, par écrit |
La levée des réserves est un acte à part entière : elle se constate, elle se date et elle se signe. Une réserve « oubliée » sur laquelle personne ne revient reste juridiquement ouverte, mais elle devient de plus en plus difficile à faire exécuter avec le temps.
7. Après la réception : les garanties qui prennent le relais
| Garantie | Durée | Ce qu’elle couvre | Référence |
|---|---|---|---|
| Parfait achèvement | 1 an à compter de la réception | Les réserves du procès-verbal et tout désordre dénoncé par écrit pendant l’année, quelle que soit sa gravité | Article 1792-6 du Code civil |
| Bon fonctionnement (biennale) | 2 ans à compter de la réception | Les éléments d’équipement dissociables de l’ouvrage : volets, robinetterie, appareils de chauffage, ventilation | Article 1792-3 du Code civil |
| Décennale | 10 ans à compter de la réception | Les désordres qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou le rendent impropre à sa destination | Article 1792 du Code civil |
| Garantie de livraison à prix et délais convenus | Jusqu’à la réception, et jusqu’à la levée des réserves lorsqu’il y en a | L’achèvement de la maison au prix et dans le délai convenus en cas de défaillance du constructeur | Article L231-6 du CCH |
Une lecture rapide de ce tableau suffit à comprendre pourquoi la réception concentre tous les enjeux : c’est le point de départ commun de trois garanties, et la seule occasion où un désordre apparent se met à la charge du constructeur sans avoir à en démontrer la gravité.
La mécanique de la réception ne varie pas d’un département à l’autre, mais les postes à contrôler changent avec le type de chantier. Notre guide de la réception de chantier dans l’Ain, poste par poste, avec un expert bâtiment indépendant complète utilement la présente check-list pour les opérations menées hors CCMI, en marchés de travaux séparés.
💡 CONSEIL D’EXPERT AEB 360
Réservez large, vous lèverez ensuite
Beaucoup de maîtres d’ouvrage hésitent à réserver un point dont ils ne sont pas certains, par peur de « faire des histoires » ou de retarder la remise des clés. C’est l’inverse qu’il faut faire. Une réserve inscrite puis levée en dix minutes ne coûte rien à personne ; un désordre visible non réservé peut coûter plusieurs milliers d’euros et une procédure.
Si un doute subsiste sur un point technique, formulez-le comme un constat plutôt que comme un diagnostic : « décollement sonore du carrelage sur environ un mètre carré, séjour, à vérifier et reprendre » est une réserve valable. Vous n’avez pas à qualifier la cause : c’est le constructeur qui doit démontrer que l’ouvrage est conforme, pas vous qui devez prouver qu’il ne l’est pas.
8. Réceptionner à Lyon et dans la Métropole : ce que le terrain impose
La construction de maisons individuelles autour de Lyon se fait rarement sur terrain vierge et plat. À l’est, les plateaux et la plaine reposent sur des formations limoneuses et argileuses sensibles au retrait-gonflement, ce qui rend le traitement des abords, le drainage et l’éloignement des eaux pluviales déterminants dès la réception. À l’ouest, sur les Monts d’Or et les coteaux, ce sont les terrassements en pente, les murs de soutènement et la gestion des ruissellements qui concentrent les réserves.
Le cabinet AEB 360 assiste les maîtres d’ouvrage sur l’ensemble de ce territoire : notre page dédiée à l’expertise en bâtiment à Lyon et dans la Métropole, avec les spécificités du bâti et des sols lyonnais détaille notre périmètre d’intervention et les pathologies récurrentes du secteur.
Lorsque la réception s’est mal passée, ou que des désordres apparaissent une fois les clés remises, l’enjeu devient celui de la preuve technique. Nous détaillons la marche à suivre dans notre article consacré aux recours possibles face à une malfaçon de construction à Lyon et dans le Rhône, de la mise en demeure à l’expertise contradictoire.
Signer la réception n'est pas une formalité administrative
La réception d’une maison CCMI est le moment où le rapport de force entre le maître d’ouvrage et le constructeur bascule définitivement. Avant, c’est le contrat qui commande et le constructeur doit livrer un ouvrage conforme. Après, il faut démontrer, qualifier, parfois prouver l’impropriété à destination.
Ne rien réserver ne fait pas gagner de temps : cela transfère simplement la charge de la preuve. Les désordres visibles le jour de la réception et non consignés deviennent, dans la très grande majorité des cas, des travaux à votre charge — même si le constructeur est de bonne foi et même si le désordre est réel.
Une check-list sérieuse, un procès-verbal correctement rédigé et un solde consigné constituent la protection la plus efficace et la moins coûteuse dont dispose un maître d’ouvrage. Elle se prépare quelques semaines avant la remise des clés, jamais sur le pas de la porte.
Les réponses de nos experts aux questions fréquentes
Q1 — Peut-on refuser de réceptionner une maison CCMI ?
Oui. Le maître d’ouvrage peut refuser la réception lorsque l’ouvrage n’est pas en état d’être reçu, par exemple s’il est inachevé ou si des désordres en rendent l’usage impossible. Le refus doit être constaté par écrit, contradictoirement, avec l’énoncé précis de ses motifs. Tant que la réception n’est pas prononcée, le solde de 5 % n’est pas exigible et aucune garantie légale ne commence à courir : il faut donc relancer rapidement pour ne pas laisser la situation s’enliser.
Q2 — Combien de réserves peut-on inscrire au procès-verbal ?
Il n’existe aucun plafond. Le nombre de réserves n’a pas d’incidence juridique : ce qui compte est leur précision. Si le procès-verbal du constructeur ne comporte que quelques lignes, la liste complète est établie sur une annexe portant la mention qu’elle fait partie intégrante du procès-verbal, paraphée par les deux parties. Une réserve utile indique la localisation, la nature du constat et l’attendu de reprise.
Q3 — Le délai de 8 jours s'applique-t-il si je suis assisté ?
Non. L’article L231-8 du Code de la construction et de l’habitation réserve cette faculté de dénonciation au maître d’ouvrage qui n’était pas assisté par un professionnel habilité lors de la réception. C’est un arbitrage à faire en connaissance de cause : l’assistance supprime le délai résiduel, mais elle le remplace par un constat effectué au bon niveau de détail le jour même, ce qui est nettement plus protecteur qu’un délai que l’on consomme en emménageant.
Q4 — Que faire si le constructeur ne lève pas les réserves ?
La première action mobilisable est une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception, reprenant la liste des réserves non levées et fixant un délai d’exécution. Le solde consigné reste un levier tant qu’il n’est pas libéré. Si l’inertie persiste, l’année de garantie de parfait achèvement permet d’agir, et la garantie de livraison peut être mobilisée en cas de défaillance caractérisée du constructeur. Un constat technique indépendant renforce considérablement la position du maître d’ouvrage à ce stade.
Q5 — Puis-je emménager avant la levée des réserves ?
Oui, la réception avec réserves permet la prise de possession. Deux précautions s’imposent toutefois. La première est de documenter l’état des lieux avant emménagement par un reportage photographique daté, afin qu’aucune reprise ne puisse être imputée à votre installation. La seconde est de préserver l’accès aux ouvrages concernés par les réserves : un carrelage réservé sous un meuble encastré devient beaucoup plus difficile à faire reprendre.
Q6 — La consignation du solde de 5 % est-elle automatique ?
Le mécanisme est prévu par l’article R231-7 du Code de la construction et de l’habitation, mais il ne se déclenche pas tout seul : c’est au maître d’ouvrage de le mettre en œuvre, en consignant la somme entre les mains d’un consignataire accepté par les parties ou désigné par le juge, et en en informant le constructeur. Payer le solde directement alors que des réserves subsistent revient à se priver du seul levier concret dont on dispose pour obtenir leur levée.
Q7 — Un désordre découvert six mois après est-il encore couvert ?
Cela dépend de sa nature et de son caractère apparent ou non au jour de la réception. Un désordre qui n’était pas décelable est couvert par la garantie de parfait achèvement s’il est dénoncé par écrit dans l’année, par la garantie de bon fonctionnement s’il porte sur un équipement dissociable, ou par la décennale s’il compromet la solidité ou rend l’ouvrage impropre à sa destination. Un désordre visible et non réservé, en revanche, se heurte à la présomption d’acceptation. La dénonciation écrite reste dans tous les cas le premier réflexe.
Q8 — Quand faut-il réserver une assistance à réception ?
Idéalement dès que la date de réception est annoncée par le constructeur, soit deux à trois semaines avant. Ce délai permet à l’expert de prendre connaissance du contrat, de la notice descriptive, des plans et des avenants, et d’organiser si besoin une pré-visite. Le coût d’une assistance à réception se chiffre sur devis, en fonction de la surface, du niveau de finition et de la localisation. Nos réponses aux autres questions courantes sont rassemblées dans notre FAQ de l’expertise bâtiment.
L'Œil de l'Expert AEB 360 : faire écrire les réserves avant de signer
Le cabinet AEB 360 assiste les maîtres d’ouvrage particuliers le jour de la réception de leur maison, sur Lyon et l’ensemble de la région Auvergne-Rhône-Alpes : Métropole de Lyon, Est lyonnais, Monts d’Or, Tassin, Sainte-Foy, Saint-Didier, Villefranche-sur-Saône et Beaujolais — Grenoble, Bourgoin-Jallieu, Vienne — Bourg-en-Bresse, Ambérieu-en-Bugey, Pays de Gex.
Notre rôle tient en trois gestes : relire le contrat, la notice descriptive et les plans avant la visite ; contrôler l’ouvrage poste par poste à la lumière des règles de l’art ; et rédiger des réserves suffisamment précises pour être opposables au constructeur. Notre indépendance totale vis-à-vis des assureurs, des constructeurs et des entreprises de travaux garantit que le procès-verbal que vous signez reflète l’état réel de votre maison.
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